Accusée d'avoir empoisonné son bébé, elle est condamnée : Me Serfaty cité dans Le Grand Parisien
Me Gérard Serfaty, l'un des deux avocats de l'accusée, est cité dans l'article de Thibault Chaffotte paru dans Le Grand Parisien du samedi 17 octobre 2026 (page VIII, rubrique « Faits divers »), consacré au procès d'une mère devant la cour d'assises de Pontoise (Val-d'Oise). Retrouvez les autres parutions du cabinet sur notre page Presse.
L'article du Grand Parisien du 17 octobre 2026
Transcription de l'article
Le Grand Parisien – samedi 17 octobre 2026 – Faits divers – Pontoise (95)
Le tribunal a infligé une peine de six ans de prison à Géraldine, avec mandat de dépôt.
Accusée d'avoir empoisonné son bébé, elle est condamnée
Par Thibault Chaffotte
AVANT de partir délibérer, la cour a donné une dernière fois la parole à l'accusée. « Mon fils est la personne que j'aime le plus au monde. Je me battrai jusqu'au bout pour qu'il puisse me voir et qu'on passe des moments ensemble. Je suis innocente, je vous en supplie croyez-moi », a imploré Géraldine, les yeux en larmes.
Les juges et les jurés sont revenus quatre heures plus tard pour donner leur décision : elle a été condamnée à six ans de prison avec mandat de dépôt. La cour a requalifié les faits en administration de substance nuisible, estimant qu'elle n'a pas eu l'intention de tuer.
Géraldine, 46 ans, était jugée pour empoisonnement, à savoir l'injection d'insuline à son bébé, en avril 2019, alors qu'il n'était âgé que d'un mois. L'enfant va faire une première crise de convulsion qui va le conduire à l'hôpital le 12 avril. Les médecins de Pontoise vont conclure à une tachycardie supraventriculaire, faute d'autres éléments. Deux semaines plus tard, une nouvelle crise survient. Cette fois, le bébé est envoyé à l'hôpital Necker. Il apparaît qu'il a subi une injection d'insuline qui a failli lui coûter la vie.
Le personnel hospitalier suspecte alors un syndrome de Münchhausen par procuration. Il s'agit d'un trouble où un parent simule ou provoque des symptômes chez son enfant pour se valoriser auprès du personnel médical en montrant son attachement et son dévouement envers lui. Me Gérard Serfaty, l'un des deux avocats de l'accusée, a rappelé que cette théorie avait été contredite par le docteur Roland Coutanceau. « Les policiers sont partis du principe qu'il s'agissait d'un syndrome de Münchhausen par procuration en gommant tout ce qui pouvait les gêner », déplore-t-il.
« Il n'a que des bons souvenirs avec elle »
Au fil des débats, cette théorie est apparue de moins en moins crédible. D'abord parce que Géraldine, au contraire, va tarder à se rendre chez le pédiatre le 25 avril 2019, alors qu'elle voit que son bébé est dans un état anormal dès la veille et qu'il a déjà fait une crise. Ensuite parce que ça ne correspond pas à la personnalité de l'accusée. « Ce sont des personnes en général fragiles », a rappelé l'avocat, citant les propos du psychiatre.
La cour a tout de même pu s'assurer d'une chose avec certitude : des deux parents, l'un aime cet enfant aujourd'hui âgé de 7 ans et l'autre pas. Lenny, le père, ne l'a jamais reconnu, il n'était pas présent à l'accouchement et n'a pas demandé de ses nouvelles lorsqu'il est venu témoigner à la barre. Géraldine a été séparée de lui lors de sa mise en examen, elle a réussi à le voir en présence d'un tiers. Aujourd'hui, elle a le droit de s'en occuper deux jours par semaine.
« Nous avons la conviction que le risque, ça serait de séparer le fils de sa mère », a plaidé Me Chloé Soulier, avocate de l'enfant et partie civile. Il n'a que des bons souvenirs avec elle. Ce qu'on vous demande c'est de lui épargner un nouveau traumatisme. » Elle n'a pas été entendue.
Source : Le Grand Parisien, 17 octobre 2026, article de Thibault Chaffotte.
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